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Résumé Depuis la décentralisation administrative engagée en 1982, les parcs scientifiques et technologiques ont été parmi les opérations de développement local les plus structurantes pour affirmer le rôle des collectivités territoriales en matière de développement technologique et de soutien à l’innovation. L’objet de cet article est de discuter l’impact économique de ces projets et leur importance en matière d’attractivité territoriale. L’hypothèse qui prévaut est celle d’un développement technopolitain en deux phases distinctes : la première, dominée par un aménagement physique, a conduit à une concurrence — parfois excessive — dans les conditions d’offre, d’avantages généraux de localisation (soutien à l’installation, politiques fiscales, offre d’infrastructures, etc.). Ce n’est que tout récemment qu’une problématique d’animation territoriale du potentiel localisé dans ces projets prend le pas sur une simple logique d’accumulation, et l’attractivité repose de plus en plus sur l’existence d’avantages spécifiques de localisation, i.e. sur le caractère distinctif des relations productives locales. Cette problématique est illustrée à partir de l’exemple du parc de Sophia Antipolis. Après une phase d’accumulation de ressources extérieures soutenue par la disponibilité d’infrastructures financées par les autorités publiques locales, une transition vers un développement endogène du parc, qui se traduit par l’essor de très petites entreprises technologiques, est sensible. Cependant, cette transition s’accompagne d’une plus forte volatilité des entreprises localisées sur le parc (accroissement du processus d’entrées-sorties locales et déperdition relative de viabilité des entreprises créées). Les enseignements retirés de la caractérisation du phénomène technopolitain français, illustré par l’exemple de Sophia Antipolis, sont finalement mobilisés pour proposer une discussion plus générale sur les mécanismes qui fondent l’attractivité des territoires. Cette discussion est organisée autour des trois éléments considérés comme essentiels aux processus de croissance localisée : l’importance des conditions initiales, l’importance des mécanismes de relations interne/externe, et l’importance des relations internes aux territoires considérés.
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