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Le Moyen Âge nous a légué un certain nombre de traductions bibliques. Pour le philologue moderne se pose constamment la question de la source à partir de laquelle elles ont pu être effectuées. Si le manuscrit que le translateur avait sous les yeux n’est jamais identifiable, il reste à déterminer le type de texte qu’il a pu utiliser. On sait en effet que la Vulgate n’était pas toujours la seule référence et qu’on la complétait assez facilementà l’aide d’autres histoires bibliques : les Antiquités judaïques de Flavius Josèphe, l’Historia scholastica de Petrus Comestor ou l’Aurora de Petrus Riga. Par-delà se pose cependant une autre question : le translateur effectuait-il toujours une traduction à nouveaux frais et ne lui arrivait-il pas de réutiliser, en l’adaptant quelque peu, un travail effectuépar un autre ? Paul Meyer avait montré, en son temps, que la Genèse livrée par le MS fr.6447 de la Bibliothèque nationale de France était un dérimage partiel de la Bible d’ Hermann de Valenciennes et d’un autre poème non encore identifié.
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