No open-access location is known for this record yet.
No open-access location is known for this record yet.
Nombreux sont les spécialistes de l’administration publique qui plaident depuis peu en faveur d’un virage participatif, consistant en l’introduction de dispositifs délibératifs destinés à associer les citoyens à l’élaboration des politiques. Dans le présent article, nous examinons les arguments à la base de ces propositions, de même que leurs conséquences probables, en recourant à l’analyse classique proposée par Max Weber des influences réciproques entre démocratie et bureaucratisation. Nous soutenons que les arguments en faveur d’un virage participatif contiennent des zones d’ombre. Les mesures proposées risquent dès lors d’aggraver les problèmes qu’elles sont censées résoudre. Remarques à l’intention des praticiens La conclusion pour les praticiens est que les mécanismes participatifs directs ne sont pas la panacée pour les multiples problèmes, contrairement à ce qui est souvent dit. L’analyse de la question à travers le prisme wébérien nous amène à inviter ceux qui envisagent d’introduire ces mécanismes à faire preuve de prudence. Ces dispositifs peuvent se traduire par un affaiblissement de la prévisibilité et de l’imputabilité de l’administration publique, par une baisse (considérable) de l’expertise au sein de l’État, ainsi que par un mécontentement général à l’égard de mécanismes qui ne produisent pas les résultats attendus par les citoyens. Une participation plus directe a par conséquent tendance à aggraver les problèmes qu’elle était censée résoudre.
Loading…
Stored only when both papers are in the corpus — 11 citations exist upstream.
Papers that cite the same references — the relational fallback while embeddings are still backfilling.
Imported from OpenAlex (CC0) — nothing here is generated.