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A l’issue de ces trois années consacrées, par notre groupe, à l’étude de l’image scientifique, nous devons entériner le fait qu’il existe non pas une mais des images scientifiques, de types et de fonctions diverses. Les six catégories qui me paraissent le plus nettement individualisées sont : Figures abstraites (logico-mathématiques)Images-sources (enregistrements visuels ou convertis en visuel)Diagrammes conceptuels (soutiens d’un raisonnement ou d’une expérience de pensée)Nomogrammes (sortes de machines à calculer graphiques)SchémasGraphiques expérimentaux ou Images de travail Celle qui sans conteste a reçu de nous le maximum d’attention, c’est l’image-source. Le nomogramme par contre a été à peine mentionné, à part les quelques mots que je lui ai consacrés à Strasbourg en 20091. Si je fais cette énumération, c’est pour préciser que je m’adresserai ci-après exclusivement à l’image mathématique (un petit peu) et à l’image de travail (surtout). 1 – L’évolution intersémiotique de l’image On se souvient que beaucoup d’auteurs, et non des moindres (Hjelmslev et Barthes !) estimaient que le langage était le système de signes le plus efficace et le plus complet, et que tous les autres systèmes, sans exception, pouvaient être traduits en termes linguistiques. Le travail de notre groupe, consacré à un corpus gigantesque d’images scientifiques visuelles, leur donne tort. La mathématique, par exemple, est à l’étroit dans le code linguistique. Paralysée par ses insuffisances, la réfle
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