No open-access location is known for this record yet.
No open-access location is known for this record yet.
L’analyse des débats contemporains suggère qu’une partie importante de l’activité discursive des acteurs est consacrée à un travail de cadrage, qui vise à construire discursivement le contexte d’interprétation des échanges d’arguments. Il s’agit notamment d’inscrire la confrontation dans une temporalité qui lui donne sens. On propose ici d’articuler la sociologie des controverses et l’analyse argumentative afin de rendre compte de la façon dont la trajectoire des acteurs et des arguments est traitée d’un point de vue temporel (ce qui est renvoyé définitivement vers le passé, ce qui est annoncé, ce qui est jugé improbable ou impossible) et, symétriquement, comment au fil des débats et des controverses les manières d’argumenter et de modaliser le temps se transforment. Partant d’une occurrence de l’adverbe « désormais » dans le préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, puis étendant notre analyse à d’autres dossiers (amiante, nucléaire, OGM, nanotechnologies), on montre comment une attention portée à une telle balise temporelle permet d’identifier les points de rupture construits comme pertinents par les acteurs de la controverse, attire l’attention sur la nature de l’attracteur temporel ainsi érigé (décision politique ou juridique, événement dans le champ technico-scientifique, franchissement d’un seuil…), et corrélativement, sur la caractérisation de la nouvelle période ainsi ouverte (nouvelle ère en termes de droits ou d’obligations, ouverture du champ des possibles juridiques ou techniques, révolution épistémique…).
Loading…
Stored only when both papers are in the corpus — 21 citations exist upstream.
Papers that cite the same references — the relational fallback while embeddings are still backfilling.
Imported from OpenAlex (CC0) — nothing here is generated.