No open-access location is known for this record yet.
No open-access location is known for this record yet.
Article disponible en ligne à l'adresse https://shs.cairn.info/revue-nouvelles-questions-feministes-2009-2-page-4?lang=fr Découvrir le sommaire de ce numéro, suivre la revue par email, s'abonner... Scannez ce QR Code pour accéder à la page de ce numéro sur Cairn.info. Distribution électronique Cairn.info pour Éditions Antipodes.Vous avez l'autorisation de reproduire cet article dans les limites des conditions d'utilisation de Cairn.infoou, le cas échéant, des conditions générales de la licence souscrite par votre établissement.Détails et conditions sur cairn.info/copyright.Sauf dispositions légales contraires, les usages numériques à des fins pédagogiques des présentes ressources sont soumises à l'autorisation de l'Éditeur ou, le cas échéant, de l'organisme de gestion collective habilité à cet effet.Il en est ainsi notamment en France avec le CFC qui est l'organisme agréé en la matière.Édito À la recherche d'une analyse féministe du droit dans les écrits francophones Anne Revillard, Karine Lempen, Laure Bereni, Alice Debauche, Emmanuelle LatourLe projet de ce numéro est né d'un constat quant à la rareté des écrits féministes francophones sur le droit.À l'inverse, les théories féministes du droit occupent une place non négligeable dans le monde anglo-saxon.Nées aux États-Unis, les feminist legal studies s'inscrivent dans un courant plus général d'analyse critique du droit, les critical legal studies, qui trouve ses racines dans les mouvements de contestation de gauche des années 1960-1970 inaugurés dans le prolongement du mouvement pour les droits civiques.Pionnière de la critique féministe du droit, Catharine MacKinnon figure ainsi parmi les fondateurs des critical legal studies, aux côtés d'auteurs tels que Roberto Unger, Robert Gordon, Morton Horwitz et Duncan Kennedy.MacKinnon incarne bien, par ses écrits et sa pratique, une tension structurante de l'analyse féministe du droit entre dénonciation du caractère patriarcal du droit et mobilisation simultanée de l'outil juridique comme levier de changement social.La dénonciation du rôle du droit dans l'entretien de la domination patriarcale est l'aspect le plus couramment retenu des feminist legal studies.Dans ses écrits théoriques, MacKinnon montre ainsi comment le droit légitime la domination masculine, faisant paraître comme neutre et universel ce qui correspond en fait à un point de vue masculin sur le réel et conforte le pouvoir des hommes sur les femmes (MacKinnon, 1989).Cette critique radicale du droit n'induit toutefois pas un abandon de l'outil juridique, ni dans l'analyse théorique proposée par MacKinnon ni dans sa propre pratique juridico-politique.La juriste promeut en effet la mise en œuvre d'une feminist jurisprudence, pratique juridique partant du point de vue des femmes, de la réalité de leur oppression.Cela la conduit à privilégier comme objets de réflexion et terrains de lutte des enjeux tels que les violences, la pornographie et le harcèlement sexuel. 4.
Loading…
Stored only when both papers are in the corpus — 22 citations exist upstream.
Papers that cite the same references — the relational fallback while embeddings are still backfilling.
Imported from OpenAlex (CC0) — nothing here is generated.