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CHEZ UNE GÉNÉRATION DE JEUNES ANGLO-MONTRÉALAISet, par le fait même, de négliger l'apport des autres groupes participant à la dynamique langagière sur le territoire montréalais.En fait, ce n'est qu'assez récemment que la sociolinguistique variationniste s'est penchée sur le cas de la communauté anglophone.Prenant le même modèle que les études précédentes sur le français, ces études variationnistes ont mis l'accent sur la description de l'anglais parlé au Québec (Poplack et al, 2006) ou à Montréal (Boberg, 2004;2005).Cependant, ces études sur l'anglais québécois ont ajouté la composante de l'ethnicité aux autres variables sociolinguistiques classiques comme l'âge, l'origine sociale ou le sexe.Encore une fois, des considérations inter-systémiques faisaient partie des préoccupations de recherche, en particulier dans les travaux de Poplack et al (2006) où l'influence potentielle du français était considérée dans la perspective de décrire la structure interne de l'anglais parlé au Québec.Tant dans les études sur le français que dans les travaux plus récents sur l'anglais, une caractéristique commune de ces recherches, tributaires des grandes enquêtes sociolinguistiques de type labovien, consiste à ce que la structure d'une seule langue à la fois fasse l'objet d'analyse.Par ailleurs, bien que les effets du contact aient fait partie des préoccupations de recherche dans les deux cas, la prise en compte de l'ensemble des variétés figurant au répertoire linguistique des locuteurs n'était pas partie prenante de la méthodologie découlant des questions de recherche.Enfin, il faut rappeler que la dimension de l'ethnicité a été intégrée seulement dans les travaux variationnistes récents sur l'anglais de Montréal.Un projet de recherche initié à partir du milieu des années 90 par Thibault et Sankoff (1993) s'est intéressé de manière plus globale à la situation des anglophones de Montréal.Cette étude qui adoptait une approche communautaire a examiné, plus particulièrement, les pratiques langagières des jeunes anglophones vivant à Montréal, là où le contact entre le français, la langue de la majorité, et l'anglais, langue minoritaire en territoire québécois mais présente sur l'ensemble du territoire nord-américain, s'avère le plus intense.Par ailleurs, on sait que la communauté anglophone au Québec se concentre à Montréal puisque 80 % de la population de langue maternelle anglaise de la province vit, soit sur l'île de Montréal, soit dans la grande région montréalaise.Dans ce contexte, des données sociolinguistiques ont été recueillies sur l'ensemble du répertoire linguistique des Anglo-Montréalais, c'est-à-dire non seulement sur leur variété d'anglais langue maternelle, mais également sur la variété de français dont ils font usage dans leurs interactions quotidiennes dans la ville.
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