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Pendant longtemps, l'on a considere que les sculptures et les masques africains etaient du domaine des hommes. Cependant, de nombreux exemples demontrent l'importance, dans ce domaine, de certaines pratiques feminines. L'A. soutient ce point de vue, en decrivant l'utilisation rituelle par les femmes Ejagham (Cameroun, Nigeria) de statues anthropomorphes a taille humaine destinees a honorer les morts, et de coiffes sculptees portees lors de danses rituelles. Elle montre la complementarite des pratiques feminines avec les mascarades masculines pour une bonne gestion de l'ordre social et rituel, et de quelle maniere ces pratiques s'inscrivent dans le cadre des associations feminines et masculines. L'A. decrit leur role dans les rituels de reclusion des jeunes filles et dans les rites funeraires. Elle considere ensuite l'utilisation de masques en peau, anthropomorphes, masculins et feminins, utilises lors des danses rituelles des societes masculines, afin de mettre en evidence la complexite des relations rituelles intersexe. Les Ejagham semblent considerer que les coiffes sculptees, propriete des femmes, font partie de la meme categorie que les masques masculins. L'A. propose en conclusion de reconsiderer les classifications traditionnelles des masques africains.
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