En empruntant aux relectures critiques des mouvements anti-coloniaux africains, il s’agit d’insister sur les dimensions internes de la revendication séparatiste casamançaise : la société diola, dans laquelle le projet séparatiste s’incarne, est une société profondément travaillée par les migrations. Celles-ci, pourtant bien étudiées par les anthropologues, sont généralement négligées par les analyses du conflit casamançais. C’est pourtant aussi à cause des problèmes suscités par les relations entre des femmes migrantes de plus en plus autonomes et des migrants masculins en difficulté que certains « évolués » diolas ont formulé le projet identitaire casamançais, tentative de refondation dans l’imaginaire de l’économie morale de la société diola.
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