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Après l’arrestation et le jugement ultérieur en Israël (1961) de Adolf Eichmann, de temps en temps on trouve dans la litérature américaine des avis divergents sur son degré de psychopathologie – ou même l’absence de celle-ci – le plus connu étant l’explication du cas par le concept de “la banalité du mal” de Arendt (1963) . La publication éventuelle de son protocole Rorschach ( Miale & Selzer, 1975 ) n’a pas éclairci les contradictions: La majorité des auteurs qui l’ont examiné, sûrement dû en bonne partie aux déficiences de l’administration du test, l’ont considéré superficiellement sans en faire un dépouillement individuel poussé; seul McCully (1980) a tracé, et ouvertement publié, les lignes générales d’un abord plus attentif. En considérant conjointement le protocole Szondi obtenu simultanément – mais largement ignoré – chez notre sujet ( Szondi, 1983 ), nous entreprenons une réinterprétation approfondie. En profitant des travaux de Mélon (1975 , 1976 ) et Peralta (1995a) sur les correspondances structurales entre les deux épreuves, et en nous appuyant sur la technique Classique Suisse du Rorschach (Bohm, 1951) perfectionnée par Salomon (1962) et Peralta (1996) dans le sens psychanalytique, nous arrivons à un diagnostic défini qui nous permet de situer les conceptualisations de Arendt dans un autre contexte. Nos résultats nous conduisent à insister, comme Rorschach le fit en son temps, sur l’importance capitale d’un dépouillement formel – perceptanalytique – détaillé conduisant à une intégration globale des réponses dans un Psychogramme avant tout essai interprétatif, même (ou peut-être plus) dans des protocoles partiellement déficients comme celui-ci.
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