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L’article expose, s’appuyant sur une base empirique large (33 heures de corpus PFC), à quel point le comportement des liquides post-consonantiques finales est conditionné par le lexique, et cela de manière comparable dans des variétés régionales très différentes (français méridional, antillais et parisien). Le taux d’élision de la liquide est, en effet, minimal dans le cas de entre , autour de la moyenne pour être , notre et autre(s) , et maximal pour par exemple , peut-être et par contre . Cela s’explique non par la fréquence de ces mots dans la parole, comme des études antérieures le suggèrent, mais par la fréquence d’apparition du mot en question dans les différents contextes prosodiques, qui, eux, sont liés à des facteurs morphosyntaxiques : plus un mot se trouve dans un contexte de forte cohésion morphosyntaxique et prosodique, plus la liquide sera maintenue – et l’inverse.
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