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préface de l'ouvrage de C. Rostaing, La relation carcérale, PUF, 1997, p. XI. 2 L'un des pionniers, D. Clemmer, The Prison Community, New York, Holt, Rinehart & Winston, 1940, a montré le caractère enveloppant de la prison, à travers le concept de « prisonization », qui est l'intériorisation de valeurs spécifiquement carcérales par le détenu et l'assimilation de symboles et façons de faire propres à la prison.Les premières études, notamment celles de D. Clemmer, de G. Sykes, The Society of Captives.A Study of a Maximum Security Prison, Princeton, Princeton University Press, 1999 (1958) ou de T. et P. Morris.Pentonville.A sociological study of english prison, Londres, Routledge and Kegan Paul, 1963 ont ainsi été menées en termes de « culture carcérale ».La question à l'époque était de savoir si cette culture était propre à la prison, comme le pensait Gresham Sykes, ou si cette sous-culture était importée de l'extérieur comme le proposaient C. Schrag, « Leadership among prison inmates », American sociological review, n°19, 1954, pp.37-42 ou encore J. Irwin et D. Cressey, « Thieves, convicts and the inmate culture », Social Problems, Vol.21, N° 3, 1962, pp.395-409.3 Les travaux présentés dans ce séminaire qui a accueilli des chercheurs et praticiens de la prison de quatre pays (Belgique, France, Pays-Bas, Royaume-Uni), ont été pour partie repris dans un ouvrage, sous la direction de C. Faugeron, A. Chauvenet, P. Combessie, Approches de la prison, De Boeck, 1996.
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