Dans certaines cultures africaines de chasseurs-cueilleurs (les Khoisan et les Hadza), les relations entre hommes et femmes sont apparemment fondees sur une categorisation mutable et paradoxale des sexes. Pendant le rituel d'initiation, les filles acquierent des caracteristiques masculines, telles que des penis et des armes de chasse : les garcons sont traites comme sujets a la menstruation. Les modeles anthropologiques hierarchisant le 'masculin' v. le 'feminin' en fonction du sexe biologique ne sont pas en mesure de predire de telles inversions. Les modeles alternatifs de categories de genre multiples ne rendent pas compte des similarites structurelles entre les initiations mâles et femelles, qui ont tendance a unifier les categories sexuelles quel que soit le sexe biologique. Sur la base de donnees sur les rituels et mythes Khoisan et Hadza avec des illustrations d'art rupestre d'Afrique du Sud, un 'modele indigene' des oppositions symboliques des categories sexuelles est presente. Selon ce modele, les categories sexuelles sont mutables a travers le temps et sont associees a la puissance du rituel et non au sexe biologique ; de ce fait, le modele est a l'appui des predictions faites par la theorie qui attribue les origines de la culture a la 'greve sexuelle'.
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