Les enregistrements réalisés par Alan Lomax en Haïti entre 1936 et 1937 (plus de 1500 au total), quoique peu connu, constituent un véritable trésor de l'expression culturelle haïtienne; ceux-ci ont été enregistrés peu après le départ des Marines américains et alors qu'Haïti était en voie d'un mouvement nationaliste et afro-centrique. Cet article présente une analyse de la complexité des motivations d'Alan Lomax (et les différents ethnographes américains traivallant simultanément en Haïti, y compris Melville et Frances Herskovits, George E. Simpson, Harold Courlander, Katherine Dunham et Zora Neale Hurston) en relation avec les luttes idéologiques de race et de l'identité de la diaspora africaine aux États Unis et en Haïti. L'article explique comment les préjugés de Lomax, les difficultés de terrain, les interactions avec les agents de la culture locale et les problèmes de santé et de financement ont affecté cet héritage.
Stored only when both papers are in the corpus — 12 citations exist upstream.