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Cet article analyse l’observation de Kiparsky et Kiparsky (1970), selon laquelle il existe une corrélation profonde entre la syntaxe et la sémantique des compléments factifs à la lumière d’un large ensemble de phénomènes déjà connus et nouveaux: l’incompatibilité des compléments à marquage de cas exceptionnel et sans complémenteur that avec les prédicats factifs, les effets d’îlots faibles, l’incompatibilité des compléments purement propositionnels avec les verbes contenant des préfixes aspectuels (RE-, DIS-), les restrictions sur la concordance des temps dans les contextes propositionnels. Je propose qu’il existe une différence structurale entre compléments propositionnels et factifs relative à la position syntaxique qu’ils occupent, différence qui rend compte des phénomènes syntaxiques discutés ici, et qui fournit en même temps une base solide pour l’expression de la différence sémantique – présence vs absence d’une présupposition – entre les types de compléments: les compléments factifs apparaissent, en FL, à l’extérieur de VP, tandis que les compléments propositionnels doivent occuper leur position «de base» à l’intérieur de VP.
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