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Résumé La loi mongole, lejasaq, a donné lieu à une longue tradition d’études qui fut inaugurée par Pétis de la Croix dans un ouvrage publié en 1710. Il fut le premier à dresser une liste des préceptes dujasaq, sans tenir compte de la chronologie des sources et de leur provenance. Les chercheurs qui se sont penchés par la suite sur cette question ont repris, pour la plupart d’entre eux, cette vision dujasaq. Le débat s’est ensuite focalisé sur l’existence ou non d’un code de loi écrit chez les Mongols. Mais, jusqu’à présent, il a été peu discuté de ce que lejasaqreprésentait pour les Mongols eux-mêmes et comment cette loi mongole a été perçue par les auteurs médiévaux qui confondaient, la plupart du temps, les édits impériaux(jasaq)et les coutumes(yosun). Lejasaqest ici examiné dans son contexte politicoculturel, et, en particulier, il prend en compte, dans l’analyse des préceptes, le système de représentations des Mongols, le chamanisme. Il met ainsi en lumière les raisons de l’incompréhension, de la part des musulmans, de certaines coutumes en désaccord avec l’islam, ce qui les a conduits à voir dans lejasaql’équivalent de lasharia: un ordre mongol imposé aux populations tombées sous leur domination.
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