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Cet article tente d’éclairer sous un jour nouveau l’organisation et l’échelle de la production céramique dans le contexte socioéconomique de la polis en Grèce ancienne. L’auteur suggère que la plupart des ateliers de potiers sont des installations techniques non domestiques, fortement et efficacement axées sur la production. Leur concentration fréquente à la périphérie des villes ou légèrement hors les murs semble liée à des questions de visibilité et de facilité d’accès (pour les matières premières et probablement pour les clients), mais permet également de garder la pollution de leur activité à l’extérieur. En tenant compte du fait que ces regroupements ne semblent pas établir une différenciation importante entre les ateliers, ils apparaissent alors plus comme un moyen d’augmenter la totalité de la production, particulièrement élevée, tout spécialement dans les centres majeurs d’exportation comme Athènes. Par conséquent, la production céramique a pu revêtir une importance économique beaucoup plus importante que nous l’avons souvent pensé, et l’artisanat des potiers a dû être particulièrement visible. En parallèle, les ateliers de potiers pouvaient également se retrouver dans bien des cas à proximité des nécropoles, et même si les Kerameikoi peuvent indiquer un succès collectif, ils peuvent aussi impliquer un échec personnel et l’isolement. Bien que parfois profitable, la production intensive peut avoir bien souvent impliqué une existence marginale.
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