No open-access location is known for this record yet.
No open-access location is known for this record yet.
Convoquer de concert les notions de jardin et de nation, c’est inscrire la création paysagère dans son histoire, c’est-à-dire dans son contexte social, culturel et politique, mais c’est aussi introduire une réflexion linguistique sur les modalités d’appropriation nationale, voire « nationaliste » du jardin. S’il est indéniable que le jardin contribue à la modernité de la Grande-Bretagne, que la nation s’est construite une image grâce au jardin, il reste qu’en cette ère critique du soupçon on ne saurait être prisonnier des mots; le jardin recouvre bien plus qu’une créativité proprement indigène : c’est aussi un discours d’auto-promotion nationale et une traduction-translation de modes étranger(e)s. Cet article étudie le le jardin comme icône nationale, soulève le problème de l’anglicité et du jardin « anglais » comme une image partielle de la nation et du jardin comme représentation « nationaliste » (‘A Patriotick Progress?’) ; il propose ensuite de concevoir le jardin anglais comme « bel infidèle » en soulignant les traductions, translations et transpositions à l’œuvre dans le discours ekphrastique mais aussi les chinoiseries franco-britanniques, avant de conclure sur les enjeux nationalistes distincts au sein même de l’Angleterre des Lumières.
Loading…
Stored only when both papers are in the corpus — 3 citations exist upstream.
Papers that cite the same references — the relational fallback while embeddings are still backfilling.
Imported from OpenAlex (CC0) — nothing here is generated.