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Cette thèse comporte deux volets principaux : elle présente, d’une part, une réflexion sur la prononciation de l’anglais en Écosse et offre, d’autre part, une analyse de divers phénomènes segmentaux à partir d’une enquête sociophonétique menée à Ayr sur un corpus oral de locuteurs contemporains. La réflexion générale analyse les rapports entre anglais standard et écossais à la fois du point de vue diachronique et synchronique. Nous fournissons une description détaillée du Scottish Standard English (SSE) et, en particulier, d’un ensemble de processus morpho-phonologiques désigné par le terme «Règle de la Longueur Vocalique Écossaise» («Scottish Vowel Length Rule»). L’examen de cette «règle» constitue l’axe le plus important de nos recherches avec pour objectif une possible amélioration des modèles descriptifs et phonologiques de ce phénomène. Le cadre empirique de notre étude est constitué par le projet linguistique PAC (« La Phonologie de l’Anglais Contemporain ») fondé sur une méthodologie labovienne classique composée de divers échelons stylistiques du langage observé. Les données ainsi recueillies sur 12 locuteurs nous permettent d’explorer du point de vue sociolinguistique la variété de l’anglais parlé à Ayr et d’offrir une analyse phonétique approfondie des variables étudiées. Les mesures acoustiques effectuées nous ont permis d’identifier une variation de la durée vocalique des phonèmes / i u ai / chez les locuteurs de notre corpus en fonction de la structure morphologique et de l’environnement segmental. Cette variation s’est en revanche révélée absente pour les voyelles / e a o ɔ ɪ ɛ ʌ au ɔi /, ce qui confirme les résultats de certains travaux antérieurs. L’influence du voisement du segment consonantique suivant la voyelle sur la durée de celle-ci n’a pas pu être mise en évidence de manière catégorique. Sur le plan théorique, la question de la longueur (ou bimoraïcité) qui, pour nombre de spécialistes, constitue l’épine dorsale de la phonologie de l’anglais est au centre des préoccupations de la thèse. Bien qu’il soit souvent nié que la longueur soit pertinente dans les accents écossais, nous proposons de continuer à diviser les voyelles en deux sous-ensembles : longues et brèves. Néanmoins, la classification que nous avançons à partir de notre étude expérimentale ne correspond pas exactement aux classifications traditionnelles.
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