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La psychologie politique est devenue progressivement une nouvelle discipline universitaire et un carrefour (Dorna 1989) pour l’ensemble des Sciences Humaines. En France, s’est constituée au mois de novembre 1999, à l’Université de Caen, l’Association Française de Psychologie Politique (AFPP), après quelques années de tâtonnements et des publications dans diverses revues universitaires1. Un bulletin trimestriel, « Politeia », relie ses membres et constitue l’embryon d’une future revue électronique : Les cahiers de psychologie politique. À la recherche de la psychologie politique Les antécédents de la psychologie politique sont anciens, puisque ses traces remontent à la tradition gréco-latine. En France, les premiers travaux, à la fin du XIXe siècle, portent sur les conséquences sociales et politiques de l’industrialisation : les foules, les nationalismes, le terrorisme, la criminalité, la violence. Après une véritable éclipse, certains chercheurs (Adorno, Sperber, Fromm, Tchakotine, Reich) reviennent d’une autre manière, devant la montée du fascisme et de l’autoritarisme, à l’orientation originale de l’approche. Puis, un long silence est imposé par la recherche quantitative et la « normalisation méthodologique des sciences sociales ». Or, ces derniers lustres, progressivement, les sciences sociales, à force de spécialisation, ne sont plus en mesure d’assurer leur propre cohérence épistémologique, leur consistance méthodologique et leur volonté idéologique, devenant ainsi une s
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