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Après un numéro consacré à la Nouvelle-Calédonie (JSO 117 de décembre 2003) et un autre à la Polynésie française (JSO 119 de décembre 2004), la publication aujourd'hui d'un Spécial Wallis-et-Futuna nous permet de terminer la présentation des derniers territoires français du Pacifique Sud.Notre Journal n'y a accordé jusque-là que bien peu de place : seuls vingt-cinq articles et cinq comptes rendus d'ouvrages en rapport avec Wallis ou Futuna y ont été publiés entre 1960 et 2005, ce qui est fort peu en comparaison de ceux ayant trait à la Nouvelle-Calédonie (199 articles et comptes rendus) ou à la Polynésie française (181 articles et comptes rendus).Le numéro 51-52 de l'année 1976, bien qu'intitulé Paroles et traditions wallisiennes,n e comporte en fait que quatre articles sur ce territoire.Cependant, un autre numéro du Journal l'avait précédé, le 19 sur Wallis-et-Futuna paru en 1963, qui ne contenait pas moins de vingtdeux articles sur ces deux îles : Wallis y est surtout traitée à travers une thématique historique post-européenne ¢ l'archéologie y est quasi absente (une seule page lui est consacrée) ¢ ; Futuna fait l'objet à elle seule de trois articles ethnologiques.Le numéro comporte en outre une présentation de l'environnement naturel et un article d'ethnobiologie sur l'agriculture rédigé par Jacques Barrau.Notons qu'il était déjà question, il y a plus de quarante ans, de migrations wallisiennes et du peintre Michoutouchkine, personnalité sur laquelle Christian Coiffier revient ici.Enfin, le père mariste 1 Patrick O'Reilly, membre éminent de la Société des Océanistes durant de nombreuses années 2 , rédigea la première bibliographie de ce territoire.Par ailleurs, cinq ouvrages dans la collection Publications de la Société des Océanistes concernent Wallis ou Futuna 3 .Wallis-et-Futuna, trois royaumes qui ont droit de citer au sein de la république !On pourrait y voir un anachronisme de l'histoire, à défaut d'un clin d'œil complice envers ces « confettis » de l'empire français, ces laissés-pour-compte du monde moderne.Notre regard de contemporain, habitué à tant d'autres errements, y décèlera volontiers, à tout prendre, comme l'expression d'une bienveillante tolérance, matinée d'un brin de supériorité, de l'État souverain vis-à-vis de la « coutume », une concession intéressée à un conservatisme de bon aloi, reconduite à chaque échéance politique, que justifie suffisamment le maintien de la société dans son ordre supposé.1. Dont la Congrégation envoya les premiers missionnaires à Wallis et à Futuna.2. Il en fut secrétaire général de 1945 à 1971.3. La Publication 9 éditée par Claude Rozier (1960), Les écrits du père Chanel, missionnaire à Futuna aujourd'hui épuisée ; la 13 du révérend père Patrick O'Reilly (1964), Bibliographie méthodique, analytique et critique des îles Wallis-et-Futuna, également épuisée ; la 23 de M gr Alexandre Poncet (1972), Wallis.Le protectorat ; la 38 de Raymond Mayer (1976), Les transformations de la tradition narrative à l'île Wallis (Uvea) et la 44 de Pierre Chanel Simutoga (1992), Technologie traditionnelle à Wallis.
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