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Les autorités politiques et culturelles des périodes coloniale et post coloniale ont tenté de modeler les environnements urbains et, au moyen de tarifs, de lois, de prisons et d’une certaine organisation de l’infrastructure physique, de contrôler les citadins. Les résidents ont fait de gros efforts pour se soumettre et “s’adapter au cadre imposé,” mais ils ont également résisté, négocié et, ce qui n’est pas de moindre importance, ils ont formé et transformé les villes par la création d’associations et de réseaux d’immeubles qui fonctionnent à diverses échelles. Les gens ont imparti un sens à des lieux particuliers, à des quartiers et à des villes grâce à des échanges verbaux et des drames publics. Parmi ces échanges, on a vu des revendications rivales ayant trait à certains droits et des perspectives divergentes concernant les espaces partagés et la définition d’un comportement acceptable. Ces deux dernières décennies, les stratégies des citadins, les collaborations et les combats ont été profondément affectés par la croissance de la population urbaine, la mondialisation de la culture, le decline économique, l’ajustement structurel, les nouvelles ouvertures politiques et la crise du VIH/SIDA. Quand régnait l’incertitude, les gens ont développé de nouvelles stratégies, formant souvent des alliances éphémères. C’est dans les villes que les Africains font face à leurs problèmes fondamentaux et étroitement liés entre eux d’identité nationale, de religion, de développement et de relations entre les sexes, les generations et les classes.
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