d'appui et notre industrie ses instruments de travail, que nos concepts ont été formés à l'image des solides, que notre logique est surtout la logique des solides, que, par là même, notre intelligence triomphe dans la géométrie, où Faut-il donc renoncera approfondir la nature de la vie?Faut-il s'en tenir à la représentation mécanistique que l'entendement nous en donnera toujours, représentation nécessairement artificielle et symbolique, puisqu'elle rétrécit l'activité totale de la vie à la forme d'une certaine activité humaine, laquelle n'est qu'une manifestation par-plus sûre, plus rapprochée de l'expérience, les grands problèmes que la philosophie pose.Car, si elles réussissaient dans leur entreprise commune, elles nous feraient assister à la formation de l'intelligence et, par là, à la genèse de cette matière dont notre intelligence dessine la configuration générale.Elles creuseraient jusqu'à la racine même de la nature et de l'esprit.Elles substitueraient au faux évolutionisme de Spencer, -qui consiste à découper la réalité actuelle, déjà évoluée, en petits morceaux non moins L EVOLUTION DE LA VIE personne à des moments différents, des actes profondément différents, cpioique également raisonnables.A vrai dire, ce ne sont pas toul à l'ait les mômes raisons, puisque ce ne sont pas celles de la même personne, ni du même moment.C'est pourcpioi l'on ne peut pas opérer sur elles inabstracto, du dehors, comme en géométrie, ni résoudre pour autrui les problèmes que la vie lui pose.A chacun de les résoudre du dedans, pour son compte.Mais nous n'avons pas à approfondir ce point.Nous cherchons seulement quel sens précis notre conscience donne au mol « exister », et nous trouvons que, pour un être conscient,"1 exister consiste à changer, changer à se mûrir, se mûrira se créer indéfiniment soi-même.En dirait-on autant de l'existence en général ?Un objet matériel, pris au hasard, présente les caractères inverses de ceux que nous venons d'énumérer.Ou il reste ce qu'il est, ou, s'il change sous l'influence d'une force extérieure, nous nous représentons ce changement comme un déplacement de parties qui, elles, ne changent pas.Si ces parties s'avisaient de changer, nous les fragmenterions à leur tour.Nous descendrons ainsi jusqu'aux molécules dont les fragments sont faits, jusqu'aux atomes constitutifs des molécules, jusqu'aux corpuscules générateurs des atomes, jusqu'à Y « impond é r a b l e » au sein duquel le corpuscule se formerait par un simple tourbillonnement.Nous pousserons enfin la division ou l'analyse aussi loin qu'il le faudra.Mais nous ne nous arrêterons que devant l'immuable.Maintenant, nous disons que l'objet composé change par le déplacement de ses parties.Mais, quand une partie a quitté sa position, rien ne l'empêche de la reprendre.1 n groupe d'éléments qui a passé par un état peut donc ton-1.Calkins, Sludies on ihc life lùstory of Protozoa (Arcli j. linlwickelwujs-
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