No open-access location is known for this record yet.
No open-access location is known for this record yet.
C’est la filiation de la théorie du langage et, plus précisément, de la pensée de Wittgenstein que Jacques Fontanille invoque quand, dans les années quatre-vingt-dix, il jette les bases de l’exploration sémiotique de la notion de forme de vie, citant Wittgenstein explicitement ou résumant sa pensée à plus grands traits1. Tout naturellement, nous la solliciterons encore pour rouvrir le champ de questionnement à nos frais. Il semble opportun, d’entrée, de prendre appui sur les cinq occurrences de l’expression dans les Recherches philosophiques, tout en recueillant dans d’autres textes de Wittgenstein des formulations apparentées. Dégageant des constantes, nous chercherons à prendre la mesure des enjeux d’un point de vue sémiotique. 1) « Et se représenter un langage veut dire se représenter une forme de vie » (R. P.,§ 192) : la forme de vie est d’emblée mise en relation avec un langage ou, ultérieurement, avec un « jeu de langage » (R. P., § 23). Dans ce cas, rappeler que « donner des ordres et agir d’après des ordres », « décrire un objet en fonction de ce qu’on en voit, ou à partir de mesures que l’on prend », ou encore « solliciter, remercier, jurer, saluer, prier »… (R. P., § 23) en sont des manifestations possibles, c’est pointer une première question : est-il possible de distinguer entre deux niveaux d’analyse de la forme de vie ? Opposera-t-on celui de sa diversification culturelle3 et cet autre niveau, qui en constituerait l’amont, où les jeux de langage non seulement a
Loading…
Stored only when both papers are in the corpus — 33 citations exist upstream.
Papers that cite the same references — the relational fallback while embeddings are still backfilling.
Imported from OpenAlex (CC0) — nothing here is generated.