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La première partie de l'article est consacrée à des questions de méthode, et plus particulièrement à celles que pose l'utilisation de la toponymie et de la prospection archéologique pour l'histoire du peuplement et de l'occupation du sol. La seconde partie présente le résultat des recherches effectuées, sur la commune de Blou (Maine-et-Loire). L'étude a établi que ce terroir était déjà largement mis en valeur des l'Antiquité ; c'est à cette époque que remonte, selon toute probabilité, l'implantation de la voierie et du parcellaire le plus ancien, qui comporte des petits champs carrés du module des «champs celtiques». On observe une certaine continuité d'occupation au cours du haut Moyen Age, soit sur les sites gallo-romains eux-mêmes, soit à proximité immédiate. Un changement important se produit, en revanche, à la fin du haut Moyen Age, entraînant un abandon des sites occupés antérieurement, et, semble-t-il, un reboisement partiel. Au xie siècle, les évêques d'Angers possèdent une résidence à Ramefort, centre d'un de leurs principaux domaines qui s'étendait sur les communes de Blou, Neuillé et Vivy, dont l'origine est sans doute la curtis royale de Neuillé, qui fut donnée au vne siècle à l'abbaye Saint-Serge d'Angers et usurpée au Xe siècle par la mense épiscopale. A partir du xie siècle, et jusqu'à la fin du Moyen Age, on observe une bi-polarisation de l'habitat, autour du village de Ramefort, aujourd'hui disparu, qui assurait les fonctions administrative, économique et militaire, et le village de Blou, qui remplissait les fonctions religieuse et funéraire.
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