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ZOOLOG IE GENER ALE.Saint -Hila ire sont venu es donn er de l'uni té et du mouv ement a d'aut res étude s de struc ture qui jusq u'al ors manquai ent de lien et de pensé e. Ce sont aussi les vues théo riqu es de Geoff roy Saint -Hila ire qui ont cond uit ce natural iste phil osop he a étend re le doma ine de la zoolo gie au dela des limit es de la créat ion norm ale, et qui ont fait naîtr e la térat ologi e.Il a donc été util e d'e xam ine r à des poin ts de vue diff érent s la sign ific atio n des faits acqu is, d'en pese r les cons équen ces, d'en cher cher l'ex pres sion la plus géné rale et d'en -fai re ress orti r quel ques prin cipe s.Or, ce qui étai t bon autr efoi s doit l'èt re enco re aujo urd' hui, et, à mes ure que la scie nce s'en rich it de mat éri aux nou vea ux, le zool ogis te doit s'ap pliq uer à en coo rdo nne r les élém ents .C'es t à 10 ZOO LOG IE GÉN ÉRA LE, var ier les déc ora tio ns san s tou che r au car act ère ess ent iel ni des mu rs ni des fon dat ion s de l'é dif ice .La cla sse des Ins ect es nou s off re des exe mpl es plu s remar qua ble s enc ore de cet te ten dan ce de la pui ssa nce cré atri ce à var ier au plu s hau t deg ré ses pro dui ts, san s se dépar tir un seu l ins tan t des pri nci pes d'é con omi e qui la ren den t av ar e de tou t ch an ge me nt imp ort ant .Ain si, c'e st san s por ter auc une att ein te au pla n gén éra l de str uct ure don t le Sca rab ée ou le Ha nn et on nou s off ren t le mod èle , que la nat ure a su for mer cet te im me ns e lég ion de Col éop tèr es don t le cat alo gue est enc ore bie n inc omp let , mai s don t on -om pte déj à plu s de qua ran te mil le esp èce s réu nie s dan s les mus ées ent omo log iqu es.À l'a ide de que lqu es mod ifi cat ion s lég ère s dan s le mo de de con sti tut ion pro pre à la Mo uc he co mm un e, ell e a pro dui t tou t le gro upe des Ins ect es diptèr es, qui par aît dev oir êtr e pre squ e aus si ric he en esp èce s que l'o rdr e don t il vie nt d'ê tre que sti on.Enf in, pou r peu que l'o n co mp ar e ent re eux les Sca rab ées , les Mou che s, les Sau ter ell es, les Pap ill ons et l'A bei lle , onv oit que les Insec tes se res sem ble nt tou s par les car act ère s les plu s imp ortan ts et les plu s no mb re ux de leu r org ani sat ion , que tou s ont été cré és d'a pré s un mé me pla n gén éra l, et que c'e st en , Var ian t les dét ail s d'e xéc uti on seu lem ent que la nat ure a \ tir é d'u ne seu le et mê me com bin ais on phy sio log iqu e plu s ide cen t mil le an im au x d'e spè ces dif fér ent es, Si l'o n se con ten tai t de l'é tud e des.êtr es qui peu ple nt auj our d'h ui not re glo be, on pou rra it cro ire que la nat ure ne s'es t pas tou jou rs mon tré e fidè le à ces pri nci pes , et que la ten dan ce à var ier ses pro dui ts l'a por tée à se dép art ir souven t des règ les d'é con omi e don t l'i nfl uen ce est si man ifest e dan s l'e nse mbl e de son œuv re, On con nai t, en effe t, plu sie urs ani mau x don t les car act ère s ess ent iel s ne se CH AP IT RE I. it tro uve nt rep rod uit s que dan s un pet it no mb re d'e spè ces de | ep oq ue act uel le, et il sem ble rai t au pr em ie r abo rd qu' en | re an t ces typ es la nat ure aur ait nég lig é. d'e n tir er tou s | les rés ult ats var iés don t les inv ent ion s de cet ord re son t 'Om mun éme nt la sou rce .Mai s lor squ 'on rem ont e aux tem ps anc ien s et qu' on rep lac e dan s le cad re gén éra l du règ ne ani mal les esp èce s dét rui tes à côté des esp èce s vivan tes , on voi tqu e dan s la plu par t des cas, sin on tou jou rs, S typ es don t Vem plo i a été nég lig é dan s la con sti tut ion del a fau ne act uel le, ont amp lem ent serv i dan s que lqu e Cré ati on pré céd ent e. ; Ain si le sys tèm e d'o rga nis ati on d'a prè s leq uel ont été "on sti tué s les ap us et les aut res cru sta cés bra nch iobod es, n'a auj our d'h ui que for t peu de rep rés ent ant s ; Mai s il en éta it tou t aut rem ent à l'é poq ue rec ulé e où se dép osa ien t les Ard ois es d'A nge rs et les Cal cai res sil urie ns de l'A ngl ete rre , car c'e st à ce typ e qu' app art ien t la sra nde fam ill e des Tri lob ite s.Les Cép hal opo des son t loi n d'ê tre no mb re ux dan s les mer s de la pér iod e act uel le, Mai s le typ e mal aco log iqu e don t ces an im au x dér ive nt a jou é un gra nd rôl e dan s les cré ati ons don t pre squ e tou s les éta ges géo log iqu es nou s fou rni sse nt des déb ris .Il en €st de mê me de la for me zoo log iqu e qui est pro pre auxRep til es sau rie ns ; et les rec her che s ard ues et féc ond es de M. Aga ssi z ont fai t voi r que le pla n de str uct ure don t le Lép ido sté e du Mis sis sip i et un trè s-p eti t no mb re d'a utr es poi sso ns nou s off ren t auj our d'h ui des exe mpl es; dom ina it dan s la fau ne des pér iod es les plu s rec ulé es l'h ist oir e du glo be.Dan s l'i mme nse maj ori té des cas , la con dit ion de Pé-Con omi e dan s la var iét é se tro uve don c rem pli e, et les ex-"ep tio ns en pet it nom bré don t dn pou rra it enc ore arg uer mg mé htm 12 3 ZOO LOG IE GÉN ÉRA LE. pour infi rmer cette loi dépe nden t, suiv ant tout e apparenc e, de l'im perf ecti on de nos conn aiss ance s palé onto logiqu es.Peut -êtr e auss ila natu re n'a-t -elle pas enco re ache vé son œuvr e, et, dans les créa tion s à veni r, doitelle expl oite r dans toute leur éten due cert aine s comb inais ons orga niqu es dont elle semb le n'av oir essa yé qu'avec timi dité dans la cons titu tion des anim aux de nos jour s ou des temp s pass és.Quoi qu'i l en soit de ces conj ectu res, il-e st manifeste que la tend ance géné rale de la natu re a été de mult ipli er dans des prop orti ons giga ntes ques les diff érences, tout en vari ant le moin s poss ible les maté riau x cons titu tifs des ani mau x et la mani ére dont ces maté riau x ont été mis en ceuv re.Elle a conc ilié ains i deux principe s en appa renc e cont rair es, car elle' s'est mont rée tout à la fois éco nom e et prod igue .Mais ce serait peu faire pour la soluti on des quest ions dont nous nous occup ons ici, que de signal er ces tenda nces génér ales de la puiss ance créatr ice, si nous ne porti ons nos inves tigat ions plus loin et si nous ne cherc hions à décou vrir les moyen s à l'aide desqu els la natur e a pu satisf aire en même temps à ces deux condi tions .Pour fixer nos idées, quant à la valeur des règles que nous venons d'indiquer , il importe également d'en étudier les effets de plus près, et pour avancer rapidemen t dans cet examen il nous suffira de passer en revue les procédés principaux dont la nature semble avoir fait usage pour diversifier ses œuvres.Parmi les cause s qui ont déter minél es différ ences dont les anima ux nous offren t des exemp les si multip liés.l'une des plus puiss antes est la fenda ncede lanat ure à varier lesde grés \ de perfect ionneme nt auxque ls s'élève organis me de ces êtres.CHAP ITRE I, 13 Tous les animau x sont, il est vrai, égaleme nt bien Constitu és pour remplir le rôle qui leur est assigné dans l'ensem ble de la création , et, à ce point de vue, on peut dire qu'ils sont tous égaleme nt parfaits dans leur espèce ; Mais ce rôle est loin d'avoir toujour s la même étendue et la même importa nce.Tout être animé se nourrit, sent, se meut et se reprodu it; mais rien n'est plus variable que la manière dont ces facultés s'exerce nt et le degré d'activité qu'elles atteigne nt.Chez les uns, les résultat s du travail physiol ogique sont faibles, obcurs et grossier s ; les actes varient peu et sont d'une grande simplici té; la puissan ce vitale ne semble pouvoir s'exerce r que dans une Shpère étroite, et elle s'éteint prompt ement.Chez d'autres , au contrair e, les fonction s se multipl ient à un haut degré ; la vie se compliq ue et se prolong e, les facultés s'élèven t, ét le jeu de l'organ isme s'effect ue avec autant de précisio n que de puissan ce.Les animau x sont, par conséqu ent, Inégale ment dotés : les uns sont supérie urs aux autres Sous le rapport physiol ogique; et comme les fonction s des êtres vivant s, de même que le travail d'une machine inanimée, sont nécessa irement en relation avec leur structur e, il en résulte que les animau x diffèren t aussi entre eux par le degré de perfect ionneme nt que présent e leur organis ation.Ainsi, pour ne citer qu'un petit nombre d'exemp les, la su-Périorit é du Chien sur le Lièvre ou sur le Mouton est bien connue de tous, tandis quele Chien est à son tour dépassé en longév ité, en force et en intellig ence par l'Orang ; Mais le Mouton et le Lièvre, quoique inférieu rs à la plupart des Mammifè res, ont une supérior ité évidente lorsqu' on les compare au Lézard, à la Couleuv re ou à la Grenoui lle: le Lézard est une machine physiol ogique plus parfaite ue la Carpe; la Limace est moins bien partagé e que ne 2 14 _ ZOOL OGIE GÉNÉ RALE .l'est aucu ne des espèc es préc éden tes, et cepe ndan t la puissance vital e se mani fest e chez ce Moll usqu e d'un e mani ère plus éner giqu e et plus varié e que chez l'Hui tre ou le Tare t; là toute s les facul tés s'att énuen t et s 'obsc urcis sent ; PHut tre est néan moin s un anim al plus parfa it que la Médu se ou le Poly pe; et bien au-d esso us de tous ces êtres dégr adés vient se rang er l'Ép onge , dont l'act ion phys iologiqu e est d'ord inair e si faibl e, si lente et si born ée qu'il est diffic ile d'y reco nnaî tre les carac tères de l'ani malit é.Cette tenda nce de la natur e à divers ifier ses produ its en les perfe ction nant inéga lemen t se manif este dans la formation de chaqu e organ isme indiv iduel aussi bien que dans la créati on des espèc es zoolo gique s.Les chang ement s qui s'effe ctuent dans la consti tution des êtres aux divers es pério des de leur dével oppem ent, se lient pour la plupa rt à \des modif icati ons physi ologi ques de ce genre , et l'indi vidu \en voie de forma tion se perfe ction ne peu à peu ainsi que ous voyon s le type idéal de l'ani mal se perfe ction ner lors-{
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