Échopoétiques des profonds. Écrire, filmer et veiller les mémoires de l'esclavage transatlantique
Abstract
Chère à Édouard Glissant, la notion de profonds se prolonge au sein des œuvres – depuis la nuit, vers les mondes sous-marins, souterrains et aériens – pour offrir aux mémoires vives de l’esclavage transatlantique des espaces de deuil, de résonance et de résistance. Aujourd’hui pour des artistes tels que Fabienne Kanor et le collectif The Living and The Dead Ensemble, s’inscrire à la croisée du cinéma, de la littérature et de la performance permet de proposer des œuvres palimpsestes qui remettent en voix, en corps et en mouvement les archives et les textes fondateurs de Toussaint Louverture, Aimé Césaire, Frankétienne, Derek Walcott, etc. À l’heure où ces mémoires sont mises en spectacle, préserver l’(in)dicible et l’(in)visible devient un enjeu majeur pour ces démarches artistiques. Pour cela, elles remettent en jeu l’héritage des veillées de contes et des veillées funéraires, se tournent vers les sous-sols et les traditions de résistances nocturnes.À la croisée de l’éc(h)opoétique et des pensées décoloniales, cet ouvrage met en relief la force subversive des alliances poétiques et politiques, à partir desquelles les voix et les milieux peuvent retentir ensemble, résister aux nécropolitiques et affirmer la dignité des vies Noires – qui comptent encore aujourd’hui.Couverture : Lèv la tèt dann fénwar (Quand la nuit se soulève),Érika Étangsalé © 2021 – WE FILM – Les Films du Haut d’un Arbre
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Lucile Combreau (2026). Échopoétiques des profonds. Écrire, filmer et veiller les mémoires de l'esclavage transatlantique. HAL.
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