No open-access location is known for this record yet.
No open-access location is known for this record yet.
Résumé L’article s’interroge sur les relations entre l’intégration monétaire européenne et la persistance de spécificités et d’un certain degré d’autonomie des marchés nationaux du travail, actuellement hétérogènes dans leurs structures institutionnelles, leur fonctionnement et leurs résultats. L’inspiration théorique trouve son origine dans la remarque de John Hicks selon laquelle les économies seraient passées, après 1932, de l’équivalent d’un «gold» standard, à un «labour» standard. L’intégration européenne désigne un changement de régime économique d’ampleur équivalente mais de sens opposé. Le fait que l’intégration monétaire précède très largement la charte sociale pose donc la question de la viabilité de relations professionnelles et des mécanismes nationaux de formation des revenus. En effet, il est peu de variables macroéconomiques nationales susceptibles de garantir le parallélisme des évolutions de prix et l’identité des taux d’intérêt, si ce n’est à relation salariale inchangée, des mouvements divergents du taux de chômage. Il faudrait donc réformer les relations professionnelles mais les partenaires sociaux ne seront pas nécessairement conduits à négocier des contrats salariaux compatibles avec les objectifs macroéconomiques associés à l’intégration européenne.
Loading…
Stored only when both papers are in the corpus — 30 citations exist upstream.
Papers that cite the same references — the relational fallback while embeddings are still backfilling.
Imported from OpenAlex (CC0) — nothing here is generated.