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(english) Since 1997, governments of Burkina Faso and Mali have decided to introduce results-oriented programme budgeting alongside the traditional state budget. This reform was implemented with insufficient coordination with others reforms in progress: Public Expenditure Review (PER), Sector- Wide Approach to aid management (SWAPs), Medium Term Expenditure Framework (MTEF), and Poverty Reduction Strategy Paper (PRSP). At the same time, pilot studies on conditionality and on the aid process were implemented to improve aid allocation and efficiency. A lot of issues are associated to these reforms. Results-oriented expenditure management works only nearly correctly in departments where there are SWAPs. MTEF are formal but not operational. The coordination of donors improves slowly. Transparency and efficiency of international aid and budgetary policies would be getting better with PRSP and budgetary aid. But, the lack of control, monitoring and evaluation of public expenditures prevents the generalisation of budgetary aid (in opposition to project aid). The decentralisation process is too marginal. From a technical point of view, the use of indicators in the monitoring of public expenditure has improved public expenditure policies. Nevertheless, they are insufficiently used to discuss and guide public policies. Civil society is not enough involved in the debate on public expenditure management. Last, governments in both countries tend to develop administrative structures to manage reforms; this phenomenon weakens permanent public structures. _________________________________ (francais) Depuis 1997, le Burkina Faso et le Mali ont pris l’initiative de developper des budgets-programmes (BP). Cette initiative s’est combinee avec d’autres processus deja en cours (revues de depenses publiques), lancees en meme temps mais separement (programmes sectoriels), ainsi qu’avec l’elaboration de cadres strategiques de lutte contre la pauvrete (CSLP) et de cadres de depenses a moyen terme (CDMT). Differentes tentatives ont aussi ete faites a partir de 1997 pour ameliorer la coordination de l’aide et reformer la conditionnalite. Ces reformes rencontrent de nombreux obstacles. Les BP ne sont pas encore vraiment operationnels, sauf dans les secteurs qui disposent de programmes sectoriels. Les CDMT restent formels, notamment en raison de l’importante part des depenses publiques financees par l’exterieur. L’amelioration de la coordination de l’aide progresse lentement. L’adoption de CSLP permet de mieux situer les actions, tandis que le passage progressif a l’aide budgetaire devrait accroitre la transparence et l’efficacite de l’aide exterieure et des politiques budgetaires nationales. Le principal frein a la generalisation de l’aide budgetaire demeure l’insuffisant controle de la depense publique, et l’absence de tradition d’analyse de la depense publique en termes d’opportunite et d’efficacite. Les benefices attendus de la decentralisation restent marginaux du fait de la faiblesse des ressources financieres au niveau local. Sur le plan technique, la generalisation du suivi par indicateurs a fait progresser la reflexion sur les objectifs des politiques publiques. Cependant, la polarisation sur les indicateurs eux-memes a quelque peu occulte les questions relatives a l’interpretation des evolutions de ces indicateurs et a leur utilisation pour la reorientation des politiques publiques. Le role de la societe civile dans le debat sur les choix de depenses publiques reste encore peu defini. Enfin, les reformes en cours ont tendance a multiplier les entites administratives ce qui concurrence les structures perennes et les demotivent.
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