La danse du kalela est exécutée, aux heures de loisir, par des citadins africains d’une ville minière d’Afrique australe, dans les années cinquante. Elle se réfère au monde supérieur des Blancs (par la tenue des danseurs) et, en même temps, aux relations inter-ethniques africaines (par les thèmes des chants et par le recrutement ethnique des groupes de danse). Cette double référence sert de fil conducteur à l’analyse des relations sociales (parmi les Africains et entre Blancs et Noirs) dans le Copperbelt. Le tribalisme s’avère ainsi être une option urbaine de classement social dans certaines situations.
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