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Plusieurs milliaires ont été découverts il y a plus de 15 ans au nord de Césarée de Palestine. L'un d'eux (Ann. Ep., 1971, 475) porte les noms et les titres de l'empereur Gordien II (début de 238). Ce prince porte les mêmes noms que son père Gordien Ier et sa titulature est identique à la sienne à ceci près qu'il n'est que pontifex et non pontifex maximus. En outre, il ne paraît pas avoir porté le titre de pater patriae. Le nouveau document apporte la preuve que les monnaies de Gordien II au revers desquelles ce prince est dit P M TR P COS PP sont des hybrides (comme l'avaient déjà soupçonné les éditeurs du RIC). Le milliaire prouve aussi que les Gordiens, qui n'ont régné que 20 ou 22 jours avant d'être tués par le légat de Numidie, ont été reconnus en Syrie-Palestine. On dresse la liste des documents épigraphiques, papyrologiques ou numismatiques qui concernent ces deux empereurs. Il apparaît qu'après avoir été reconnus comme empereurs par le Sénat de Rome et par toute l'Italie, leur autorité (certes toute nominale) fut acceptée par plusieurs provinces, parmi lesquelles figure au moins une province des Gaules : l'Aquitaine. Mais l'Occident et les Balkans paraissent dans l'ensemble avoir choisi de demeurer dans l'obédience de Maximin. L'Orient grec ou hellénisé paraît au contraire avoir assez largement opté pour les « empereurs du Sénat ». On en possède la preuve notamment pour la Syrie-Palestine, l'Egypte (papyrus et monnaies), l'Asie proconsulaire, la Galatie et la Lycie-Pamphylie. Comme l'Italie et l'Afrique, l'Orient était hostile à l'empereur des soldats, Maximin le Thrace, présenté par l'historien Hérodien comme l'ennemi et le spoliateur des cités.
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