RésuméLes rapports entre anthropologie et littérature (en particulier la littérature romanesque) peuvent s’étudier suivant trois orientations. La première considère l’anthropologie comme un dispositif d’écriture et, par conséquent, comme relevant de la narrativité. La deuxième consiste à prendre la littérature comme une sorte d’anthropologie intuitive, mais quelle est la valeur analytique qu’il convient d’accorder à cette proposition ? La troisième envisage la littérature comme une source de données ethnographiques, mais de quelle nature sont-elles et quel peut être leur apport ? Tout en examinant les ressemblances et différences entre ce qui relève de la monographie et du roman, notamment « régionaliste », l’article propose une quatrième orientation, qui non seulement prend l’art romanesque comme objet d’une enquête ethnologique au même titre que les mythes, rites et artefacts, mais perçoit en lui comme un apport épistémologique à la pensée anthropologique.
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