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Le cinquième élargissement de l'Union européenne en 2004 conduit à un « pays » de 450 millions d'habitants, qui doit gérer 20 langues et le défi lancé par des langues supplémentaires dont certaines ont un nombre plus important de locuteurs que les 20 langues officielles. Il faut certes se féliciter du souci d'égalitarisme à la base de ce processus, mais celui-ci coûte cher, aussi bien en termes monétaires (1,2 milliard d'euros par an) qu'en termes d'efficacité de la communication. Nous examinons quelques solutions qui permettraient d'alléger les problèmes posés. Nous commençons par nous intéresser aux langues les plus représentatives dans le monde et dans l'Union Européenne. Nous observons que dans l'UE, et à plus d'un égard, même dans le monde, il s'agit, comme on peut s'y attendre, de l'anglais, de l'allemand et du français, qui a malheureusement perdu sa deuxième place suite au dernier l'élargissement. Ces trois langues sont celles qui permettent de réduire sensiblement l'exclusion dans la plupart des pays de l'espace européen et sont par excellence les langues pivot à partir desquelles les traductions peuvent se faire plus aisément vers les autres langues de l'Union. La traduction de ces autres langues pourrait être décentralisée dans les pays concernés, et financée par des transferts en provenance de Bruxelles. À charge de chaque pays de décider s'il faut traduire vers sa langue, ou si les montants mis à sa disposition peuvent trouver une autre utilisation estimée plus judicieuse.
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