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Les résultats médiocres de l’enseignement du français en Afrique sub-saharienne ont convaincu les gouvernements des pays africains, appuyés par des organismes internationaux tels l’AUF, l’OIF, etc., d’expérimenter d’autres méthodes d’enseignement. Celles-ci sont en général réorientées vers des programmes de scolarisation dans les langues africaines utilisées comme des facilitateurs de l’apprentissage et de la maîtrise du français. Au Cameroun, cette insertion s’est faite dans les systèmes d’enseignement primaire et secondaire, avec chacun une formule différente. De même, l’insertion de quelques langues seulement, sur la multitude de langues que compte le Cameroun, n’est pas toujours accueillie à bras ouverts par les parents, et les apprenant-e-s non-natifs et non-natives de ces langues, qui nourrissent alors toutes sortes de stéréotypes et précisément des préjugés à l’endroit de ces langues d’ethnies autres que les leurs. Cette situation complexifie davantage l’activité d’enseignement-apprentissage, ainsi que les résultats escomptés. Et là encore, c’est sans compter que les enseignant-e-s chargé-e-s d’enseigner ces langues demeurent encore peu expérimenté-e-s. C’est sur ces aspects spécifiques que porte la présente étude issue des enquêtes menées dans le cadre du projet « Représentations sociales des langues enseignées (nationales et officielles) et incidences sur l’acquisition et le transfert de compétences interlangues : cas du Cameroun » initié par l’AUF et conduites dans les cinq zones linguistiques au Cameroun.
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