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plus, Michel De Waele ose dire, avec raison, qu'Henri IV n' est pas le monarque absolu que certains historiens ont voulu présenter et que l' on trouve encore dans nombre de livres.Il insiste sur le fait qu' il est un homme de compromis, un homme de contrat et qu'il préfère convaincre plus qu'imposer.De ce fait, il est en avance sur son temps et a manifesté une intelligence politique et un sens extraordinaire de la communication.Comme il s' est beaucoup battu dans l' ensemble de son royaume, il en connaît la diversité et sait qu'il faut en tenir largement compte.De plus, les idées protestantes et celles des ligueurs n' allaient pas dans le sens de l' absolutisme, mais d'une monarchie tempérée, voire d'une république ressemblant à celle des Provinces-Unies du XVII e siècle.Henri IV ne pouvait ignorer l' effervescence politique, qui avait animé les débats pendant les guerres de religion.Il a su en tenir compte, ce qui explique sa réussite.Michel De Waele est un excellent spécialiste de cette période des guerres de religion.Son livre, très bien informé et qui comprend une excellente bibliographie, se lit avec plaisir, même pour des historiens, qui connaissent parfaitement l'histoire de ce demi-siècle de guerre civile.Le seul reproche, que l' on pourrait lui faire, est d' avoir trop centré son étude sur la politique et d' avoir laissé de côté la sociologie des soutiens d'Henri IV, ou ceux de la Ligue d' ailleurs, parmi les couches nouvelles, celle des officiers, des magistrats, des poètes et des érudits, ceux qui formeront plus tard dans le premier tiers du XVII e siècle, cette noblesse de robe, qui sera l' une des armatures de la monarchie.Henri IV en avait compris l'importance.
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